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ça va, ça vient

Des fois, le monde nous joue des tours. Le 10 février, j’avais décidé de marquer ce jour-là d’une pierre blanche. C’était le jour où j’avais eu un déclic, où je m’étais réconciliée avec moi-même. Bon bien sûr, j’avais encore beaucoup de travail à faire sur moi-même, mais j’avais senti que j’avais fait un grand pas en avant ce jour-là. Un an après, je ne tourne plus en rond, mais je suis dans cette période de bas. Le truc qui vous prend comme ça, tu te demandes pourquoi, t’as peur de replonger, t’essayes de trouver une solution.

J’en ai eu d’autres des périodes de bas. Elles sont passées, alors celle-ci aussi passera.

Des fois, le hasard de mes réflexions vont m’amener à ces jours où il n’y avait pas grand chose de bon pour moi. Je m’y ballade presque avec sérénité. Des fois, j’y trouve des informations, j’apprends quelques chose, je comprend un truc. Et j’encaisse. Les choses restent logiques, voire deviennent encore plus logiques. Rien ne bouleverse mes certitudes, mais ça met toujours un peu de temps à passer. J’imagine que c’est le temps d’assimiler l’information.

Mais ce n’est pas dangereux, ça ne me fait pas mal, je ne me sens jamais coupable de ce que j’apprends, je n’en ai pas non plus honte. Au pire, je me dis que j’étais un peu bête de pas l’avoir réalisé plus tôt. Mais au fond, tout ça ne change rien. Alors j’ai un peu de mal à comprendre pourquoi ça ne va pas dans ces cas-là.

Il y a quelques jours, je me suis souvenue et j’ai compris qu’il y avait un deuxième type. Je me suis réveillée après avoir ressenti une douleur, comme si on m’appuyait dessus. Et il était là, nu comme un vers, à déguerpir à quatre pattes au moment où j’ai ouvert les yeux. La seule explication que j’ai eu le lendemain, c’était à propos d’un radiateur. Je n’étais pas convaincue et je ne voulais certainement pas savoir ce qu’il foutait là. Aujourd’hui, je ne sais toujours pas pourquoi il était là : est-ce qu’il m’a touchée (j’en doute) ? est-ce qu’il s’est masturbé à côté de moi ? ou est-ce qu’il m’a « juste » regardée ? Je n’en sais strictement rien et même si mes souvenirs étaient nets, je n’en saurais pas plus parce qu’il me semble avoir été dans l’incompréhension totale au moment où je me suis réveillée. Quand je me suis rappelée de cette scène, après un petit choc, la colère (que je chérie particulièrement) est vite montée et je voulais savoir. Sûrement, histoire d’être sûre de la raison qui me faisait détestait ce type, être sûre de ce que j’ai à lui reprocher. Aujourd’hui, je ne suis pas certaine de vouloir le savoir. Ce que je sais, c’est que ce n’était pas normal, il n’avait pas à être là et c’est le principal. Le reste finalement, ce sont des détails.

Alors bon, qu’est-ce que ça change ? Un évènement à digérer, je pense, mais au fond, rien ne change. Tout est à la bonne place, je le déteste, ce n’est pas de ma faute. Je suis presque énervée de voir mon corps ne pas suivre ce raisonnement, ça m’agace, ça m’enfonce et je sais pas quoi faire. A chaque fois, j’en arrive à cette même conclusion: ON S’EN FOUT! Alors, vite, je veux que ça aille vite.

Et puis, je me retourne vers cette colère, mais en fait non. J’ai pas envie ; oh, juste assez pour éviter de tomber dans la culpabilisation « je suis faible, je contrôle pas mon corps » qui est facilement balayée par un « c’est de leur faute si je suis comme ça ». Donc voilà Mme Colère et ma petite liste de personnes à détester. Je l’ai écrite l’autre jour, ceux qui ont usé de mon corps d’une manière ou d’une autre : il y en a 6. Je les déteste pas tous d’ailleurs, ou du moins pas tous de la même façon.

Finalement mon problème, c’est peut-être parce que je garde tout ça pour moi. Comme avant, comme à l’époque où j’ai créé ce blog histoire d’avoir un endroit où évacuer le trop plein. Parce que je me dis, quand même, 6 ! On me prendrait pour une cas soc’. Même si je n’ai pas honte de moi, je reste assez méfiante de ce qu’on pourrait penser de moi. Moi toute seule, je gère mes problèmes, mais j’aurais honte de les partager. Et puis, à quoi ça sert ? Que peuvent-ils faire ? Rien, tout est réglé dans ma tête. Et ça tourne en rond, toujours, dès que je veux faire rentrer quelqu’un dans ma vie, dans cette vie-là.

C’est quoi la première fois?

Il semble que, dans notre société, la première relation sexuelle se produit quand le pénis « rentre » dans le vagin. Cela semble être la définition de base. Mais y a-t-il une certaine « profondeur » à respecter qui caractériserait la « première fois » ? Est-ce que la déchirure de l’hymen en est l’objectif ? Ou bien faut-il qu’il y ait éjaculation pour que ça compte ?

Tout ceci me semble bien rigide, bien technique : comment démonter par A + B que monsieur-madame a perdu sa virginité. Je n’aime pas cette définition.

Tout d’abord, c’est une vision très hétérocentrée. Je ne sais pas trop ce que la société pense des relations homosexuelles masculines : celles-ci devant se résumer à pénis-dans-anus ou pénis-dans-bouche, je me pose la question de savoir si Elle pense que celui qui « se fait pénétrer »* est toujours vierge parce que lui n’a pas mis son pénis-dans-quelquechose. Et que pense-t-Elle des relations lesbiennes ? Sans pénis, pas de relation sexuelle. Les Lesbiennes sont de vraies Vierges (je ris à l’idée que des catholiques doivent comparer les lesbiennes à leur vierge Marie).

Ensuite, il y a cette histoire d’hymen. On sait maintenant (et il y a 4000 ans, on le savait aussi) que toutes les femmes n’ont pas d’hymen, que celui-ci ne se déchire pas dès la première pénétration ou que la femme ne saigne pas toujours. Bref, la perte de la virginité, pour une femme, ne se résume pas à une caractéristique physique.

J’avais posé la question de l’éjaculation juste pour la rhétorique puisque je doute qu’elle entre en jeu dans la définition de la « première fois ». Mais elle est importante puisqu’elle rejoint la question de la reproduction. Je pense que c’est autour de cette dernière que la virginité se définit.

Aujourd’hui la virginité n’a pas grande importance. Mais dans une société où la filiation prend une grande place, la virginité des femmes en a une également. Elle n’a pas nécessairement de valeur morale mais une valeur technique/juridique. Si une femme est vierge, au sens de pas-de-pénis-dans-vagin, alors elle ne risque pas d’enfanter. Donc, chaque homme (monde patriarcal, quand tu nous tiens) est assuré que sa progéniture est la sienne si tant est que son épouse ne commette pas d’adultère (qui est exclusivement féminin dans certaines sociétés). La notion de virginité serait donc intimement liée à la capacité reproductive : ce qui n’a aucun sens aujourd’hui, ici, maintenant (oups, je prends la pilule, je ne peux être que vierge).

Ceci expliquant cela, je dis crotte à ceux qui parlent de « première fois ». Je pense plutôt que chacun a sa propre définition de la première fois parce que chacun a sa propre définition de la sexualité. Moi toute seule, j’ai vécu ma première fois ; ou bien je n’étais pas toute seule, mais personne n’a touché l’autre ; ou bien juste un peu ; ou beaucoup ; pleins de choses différentes ; ou rien du tout ; à 1, à 2 ou plus, avec n’importe qui. Chacun-e donne l’importance qu’il-elle veut à ses expériences sexuelles. Tant que ça compte pour lui-elle, alors ça compte ; si ça compte pas, ça compte pas.

J’ai couché avec pleins de garçons avant de vivre ma première fois.

*Je mets cette expression entre guillemets parce qu’elle est grammaticalement lourde de sens patriarcal, donc fausse. 🙂

Revivre après un viol

Intervention du Dr. M. Salmona (dailymotion)

Voici une vidéo, toujours aussi précieuse, de Muriel Salmona. Si vous souhaitez comprendre les mécanismes qui se mettent en place suite à un viol, prenez ces quelques minutes de votre temps.

J’ai été émue d’entendre des phrases qui m’ont fait tilt pour les avoir déjà pensées ou ressenties : « remettre les choses à l’endroit » ou encore « reprendre dans ses bras » celle qu’on était à ce moment-là. Toutes ces petites choses qui me font dire que je pense bien les choses : elles sont bien à l’endroit dans ma tête.

Les défenseurs des violeurs

Aujourd’hui je vis un cas d’école. Je fais face à une « campagne » de décrédibilisation qui illustre ce à quoi les victimes de violences sexuelles peuvent se heurter. Cette histoire éclaire particulièrement l’attitude et la (non-)logique des défenseurs des agresseurs potentiels.

Posons le contexte de cette histoire personnelle : moi, A avec qui j’ai couché il y a belle lurette et B une amie commune. De part mon expérience précédente, j’avais un rapport à ma personne, à mon corps et à ma sexualité complètement chamboulé. La relation avec A, que j’ai voulue, a été une vraie catastrophe puisque j’ai du faire face à mes « désordres » intérieurs, puisque je vivais des flash-back émotionnels permanents qui ont empiré l’image que j’avais de moi. Cette histoire m’a véritablement fait souffrir en ce qu’elle réveillait en moi. Après des mois et des mois d’auto-flagellation, j’en suis venue peu à peu à écouter mon corps et la souffrance que j’avais ressentie à ce moment-là. J’ai fini par réaliser que j’étais dans mon droit, le droit à la reconnaissance de cette souffrance. Pour cela, j’ai du partager mes angoisses et ma vulnérabilité à A qui les a merveilleusement méprisées.

A partir de cette histoire, B s’auto-persuade que j’accuse A de viol.

Etant totalement ignorante des pensées et des actions de B à mon égard, celle-ci raconte autour de moi que je suis « une féministe extrémiste », « obsédée par le viol » et que je veux que A « crève ». Ce que je vois ici, c’est qu’on veut me faire passer pour une espèce de folle psychopathe qui voit des viols là où il n’y en a pas et qui déteste tellement A que je serais prête à inventer n’importe quoi pour me venger.

Tout ceci vous rappelle-t-il quelque chose ? La décrédibilisation de la parole des victimes. J’ai l’impression que B met en place une stratégie pour que ma parole devienne sans valeur, illégitime, le jour où je déciderai de dire que A m’a violée.

A côté de ça, B a également tenter de m’isoler en invoquant des disputes imaginaires ayant pour sujet mon féminisme aggravé.

Donc, je suis une folle mais personne ne viendra me défendre parce que je n’aurai plus d’amis qui voudront se démener pour prouver le contraire.

Enfin, je trouve cette histoire particulièrement révélatrice parce qu’il n’y a pas viol. Mais B s’en est-elle assurée ? Est-elle venue me parler pour connaitre mon ressenti, ma vision de voir les choses ? Non. Nous ne pouvons donc pas dire qu’elle ne me crois pas parce que j’avais une version qui lui paraissait pas très convaincante. Non, elle a décidé que j’avais tort. Et c’est ça que je trouve complètement ahurissant mais si parlant. B, extérieur au possible viol, est d’office du côté du violeur potentiel, parce que, j’imagine, « il n’est pas comme ça », « c’est un type bien » : vive le pays des Bisounours et il faut y rester coûte que coûte.

D’ailleurs je suis persuadé qu’elle croit véritablement à ma folie. C’est tellement plus simple que de se poser des questions.

Voilà, tout ceci m’éclaire de l’hypocrisie et de la stupidité de ceux qui défendent avec acharnement des violeurs. Ce sont des gens qui se bornent (borgnent ? -un petit peu d’humour) à être aveugle parce qu’ils ne veulent pas voir.

Courage donc à toutes les victimes qui doivent subir ça.

Un petit coup de gueule pour aujourd’hui.

Je suis rarement malade, je me suis faite opérer une seule fois dans ma vie et, donc, j’ai connu que très peu de médecins différents. Les seuls que je vois régulièrement sont mon médecin traitant et ma gynécologue ; toutes les deux sont des femmes. La seconde est très sympathique, elle te met facilement à l’aise, ce qui est assez idéal pour un gynécologue (ma 1ère gynéco était d’ailleurs assez froide et je n’y suis jamais retournée). Quant à la première, j’avoue que je ne l’aime pas trop. Parfois j’ai l’impression qu’elle en a un peu marre que des patients viennent la voir à la chaîne, mais je n’irais pas jusqu’à dire qu’elle est méprisante. Ce qui est dérangeant c’est qu’on est censé avoir une relation de confiance avec son médecin. J’ai même entendu dire qu’un bon médecin est celui qui est toujours en retard car il prend le temps de discuter avec ses patients. J’aillais dire que cette confiance était paradoxale avec le statut même du médecin qui lui confère un certain « pouvoir », mais en fait c’est tout à fait logique, on lui fait confiance pour qu’il n’abuse justement pas de sa position.

Là où je veux en venir c’est que lorsqu’on est face à un médecin homme, on est face à une double domination, en tant que femme. Le médecin décide ou non d’abuser de sa double position dominante, et beaucoup sont sûrement tout à fait respectueux, mais je me demande s’il n’y a pas plus de risques. Le métier de médecin est plutôt valorisé (idéologiquement parlant) ce qui peut entraîner un certain dédain pour nous autres, pauvres mortels, à quoi se rajoute l’éducation genrée qui peut causer un certains mépris des femmes (jusqu’à l’objétisation) ou bien une survalorisation de leur « être ».

J’ai du rencontrer 2 médecins de ce genre (3 si on étend le terme de médecin aux psychologues). Le premier quand j’avais 15 ans et le second, ce matin même (d’où mon petit coup de gueule, faut bien que j’évacue un peu de mon énervement).

Pour le premier, c’était assez horrible quand j’y repense. Il a été très très méprisant avec ma mère et moi, peut-être à cause d’une petite erreur de planning (faut bien lui trouver des excuses), puis insultant quand il m’a traitée de « grand-mère » quand j’ai ouvert la bouche pour l’auscultation (j’ai rien contre les grands-mères, mais c’est assez déstabilisant de se faire parler de cette manière) et enfin, il m’a « palpé » les seins. Même si j’ai encore quelques doutes aujourd’hui, je ne crois pas qu’il avait à faire ça : ce n’était qu’un anesthésiste et c’était pour une opération des dents de sagesse. Le côté positif, c’est que même si c’en était une, je n’ai jamais vécu ça comme une agression. C’était un médecin, je ne me posais pas de questions pour savoir si c’était normal ou pas, même si, en soi, j’ai été assez étonnée voire dérangée. Et ce qui m’agace, c’est ça : ne pas se faire confiance, à soi, à son corps et à ce qu’on ressent, passé outre ses émotions parce que c’est un médecin. Je déteste le statut quasi-divin qu’un patient peut donner à son médecin parce que c’est lui qui peut te guérir, parce qu’il sait tout mieux que toi, parce qu’on est censé lui faire confiance. J’imagine assez mal poser des questions à chaque mouvement du médecin, mais peut-être qu’on devrait, c’est notre corps après tout. On devrait comprendre chaque manipulation que quelqu’un lui fait.

Après quelques années où je suis, entre autre, devenue féministe et où j’ai appris à me faire confiance et à écouter mon corps (même si ce n’est pas parfait), je suis encore tombée sur un médecin méprisant. Un accueil des plus chaleureux. J’ai l’ai tout de suite senti antipathique. Une façon de me poser des questions et de faire quelques remarques qui n’était pas très plaisante. Mébon, passons. Vient le moment où je me déshabille et où il me regarde de tous les côtés pour voir si je me tiens droite. Le moment où je vois ses yeux s’attarder sur un de mes seins, rrrrrh… Mébon, passons. Ensuite, rien de bien notable, mais par 2 fois, il me dit « vous êtes pas mal ». C’est bien sûr à comprendre dans le sens « tout va bien chez vous, vous êtes plutôt en bonne santé, rien ne cloche ». Mais je ne peux pas ignorer cette phrase à double sens ; et je sais très bien comment le langage peut-être un outils de domination et comment il peut être manipulé pour satisfaire les petits désirs machistes de certains. Et même si je le sais, si j’ai senti ça chez ce médecin, je peux rien dire, rien faire à part m’énerver intérieurement contre lui. Sinon, les gens croiraient que je suis hystérique.

Ah, et je n’aime pas les pharmaciens non plus.

Parlons prostitution

Nous devons affronter la question de la prostitution : pas comme une question à débattre mais comme question de vie ou de mort. – Andrea Dworkin

Les circonstances n’atténuent pas, ne modifient pas ce qu’est la prostitution. – Andrea Dworkin

Que la personne prostituée soit « consentante » ou non, les violences qu’elle subit sont inscrites au cœur même de la dynamique prostitutionnelle, indépendamment des modalités de son exercice. – Richard Poulin

La présence de troubles de la conscience de soi et du vécu corporel que nous appellerons décorporalisation, troubles générés par la situation prostitutionnelle elle-même (c’est-à-dire l’acte sexuel contre de l’argent, effectué de manière répétée et régulière), et non par les conditions dans lesquelles cette situation se déroule.Judith Trinquart

La prostitution est un fait social, un phénomène de société, et non pas la simple congruence de destins individuels. – Judith Trinquart

Il y a juste un détail oublié dans cette interprétation du libéralisme très patriarcal (celui qui dit : “enrichis-toi, tu iras au Paradis”) : si je m’affirme haut et fort comme libre, le reste de la société n’existe plus. Ainsi, de projet de société il n’y a plus, il n’y a plus que des individu-e-s en concurrence pour imposer leur liberté individuelle : c’est la loi du plus fort qui s’instaure. – Sandrine Goldschmidt

Que ceux qui défendent la prostitution comme un moyen inévitable de boucler les fins de mois médiatisent avec autant d’entrain le DON simple et gratuit aux prostituées, aux ados en rupture familiale ! – Emelire

ON N’A PAS SON CORPS, ON EST SON CORPS et non un objet, un instrument, séparé de l’être, qu’on peut vendre, louer, abandonner, ou garder pour soi, mais l’être même. ON NE S’APPARTIENT PAS, ON EST. – Annie Mignard

Comme si l’intégration de fait dans le circuit économique en supprimait le scandale, […] dédouanait moralement un crime contre l’humanité. – Annie Mignard

Avec le terme consentement, d’une part la responsabilité de l’oppresseur est annulée, d’autre part la conscience de l’opprimé(e) est promue au rang de conscience libre. – Nicole-Claude Mathieu

Après avoir été valorisé comme un moyen de défense contre le pouvoir des plus forts et avoir été considéré comme l’expression de l’autonomie personnel, le consentement se transforme en un moyen d’oppression servant à justifier des attitudes violentes et possessives qui tirent parti des fragilités et des failles des êtres humains. – Michela Marzano

Le consentement n’est pas un choix. Il est une réponse à une situation, pas une affirmation. – Rhéa Jean

Je veux que vous lisiez et compreniez cela : nous sommes rendues sous-humaines quand vous refermez des portes sur toute la violence et tout l’avilissement faits aux personnes prostituées. – Rebecca Mott

Se contenter de ne voir que la dimension individuelle équivaut à éviter tout changement réel et à fermer les yeux sur la réalité que le commerce du sexe est fondé sur la torture et le gynocide. – Rebecca Mott

Tous les prostitueurs sont des violeurs, tous les prostitueurs font des personnes prostituées des marchandises. – Rebecca Mott

Comment avons-nous pu laisser une industrie dont l’essence est de vendre des corps humains vivants, respirant, sentant, au sang chaud, comme des objets, pour être utilisés pour notre gratification, puis jetés en faveur du prochain corps, nous contrôler si profondément, nous laver le cerveau si complètement que nous parlons uniquement en termes de fantasme, de liberté d’expression, de choix, et jamais de l’humanité des femmes que nous regardons dans les yeux ? – Angel K.

Le consentement ne s’achète pas.